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La chute.

Voilà des mois que je n’ai plus le courage d’écrire ici ou sur mon blog pro. 

Je me suis perdue, petit à petit, sans vraiment m’en rendre compte. Enfin si je l’ai vu venir mais je me disais qu’après  ça irait mieux.

Après avoir trouver une maison qui conviendrait à Chris et à moi. Deux ans de recherche frénétique.

Après le travaux pour rendre habitable la dite maison et leurs dix huit mois de tension et de galère. Plus de trois ans que l’on y habite et ce n’est pas fini.

Après ma suspension pro au nom du principe de précaution et ses trois mois sous l’eau à attendre que la justice fasse son boulot et que l’on me rendre mon travail. Être un dommage collatéral ce n’est clairement pas ce qu’il y a des plus agréable

J’ai passé des mois en bon petit soldat, me réveillant tous les matins avec les mâchoires douloureuses parce que je passais mes nuits à serrer les dents. 

Sauf qu’après tout ça, au moment ou ça aurait dû aller mieux, mon corps m’a lachée. Quelques espèces de crises d’angoisse, puis des attaques de migraines insupportables. Je ne sais pas comment je tiens le coup au boulot. Encore une fois ce sont probablement mes nerfs qui me tiennent. The show must go on!

Je me souviens très bien comment au moment où j’étais hyper contente, partie seule en Italie avec mes garçons, sans AUCUNES contraintes d’aucunes sortes, la migraine est venue me broyer toutes la moitié droite de la tête pendant une douzaine d’heure. Il me faut deux ou 3 jours pour m’en remettre complètement. Et puis ça recommence… au moins 1 fois par semaine. 

J’ai une famille de migraineuse, j’ai vu ma tante vomir de douleur, mon autre tante dans un sale état aussi. Ma père se rappelle de sa mère en train de traire une vache, se retourner pour vomir et reprendre la traite dans un état second. C’est elle même qui m’a dit « ma pauvre chérie, tu en as pour jusqu’à la ménopause » quand j’avais 13 ans. Merci mamy! Et ce n’est pas forcement vrai, puisqu’une de met tantes en a toujours.

La migraine, depuis que j’avais arrêté la contraception hormonale il y a 12ans, ça ne m’arrivait plus qu’une fois par an. Il fallait le combo « gagnant » chaleur + règles donc en général Juillet ou Aout. 

Avant nous n’ avions pas de médoc à la maison. Mais là, comme ça, du jour au lendemain la douleur a transformé ma vie en enfer. Les médicaments ne me soulagent pas beaucoup. j’ai tout essayé, généraliste, ophtalmologue, gynécologue, ostéopathe. Toutes mes analyses sont au top, j’ai même fait un scanner mais rien… Pour l’instant j’ai refusé tous les traitements de fond chimiques. D’après les médecins ce n’est pas un seul facteur qui déclenche une crise chez moi mais plusieurs. Est ce mon déménagement? c’est là que ça a commencé à dérailler. Mais à 10 min à pied de mon appart ça me semble bizarre. Même s’il est de notoriété publique que j’aurais préféré rester vivre dans mon appart chéri, la lumière de mon duplex et la vue sur la ville et la mer me manque. Mais ici on a un jardin, c’est pas mal nous plus.

J’ ai envie de tester l’ acupuncture et la grande camomille.

Heureusement j’ai des années de pratique de la sophrologie, ce qui m’a permis de passer à l’hypnose rapidement. Grace à ça + He de menthe poivrée + glace sur la tête j’arrive à m’endormir relativement rapidement. L’ huile de CBD aide aussi mais ça revient très cher, plus de 100€ par mois.

Je n’ai pas encore de solution efficace mais je ne perds pas espoir.